Un atelier de recherche sur les engagements étudiants pour la transition écologique co-organisé par la SMERRA
L’atelier de recherche organisé le 9 avril 2026 dans les locaux de la SMERRA à Lyon est né d’une collaboration initiée par la SMERRA, qui a sollicité l’association La Cabane de la recherche afin d’accompagner une réflexion sur l’engagement des étudiant·es en faveur de la transition écologique et solidaire au sein des résidences étudiantes.
Il s’agit notamment de comprendre comment les caractéristiques matérielles du logement étudiant et le statut de locataire influencent l’adoption de pratiques écologiques et solidaires, et dans quelle mesure ces leviers peuvent être mobilisés afin de renforcer les dynamiques de solidarité entre résident·es.
L’atelier s’est construit autour de la question suivante :
« Comment se construit l’engagement des étudiant·es en faveur de la transition écologique et solidaire au sein des résidences étudiantes ? »

Les échanges ont pris appui sur l’expérience de gestion de résidences étudiantes par la SMERRA, à travers deux modèles de logement aux statuts différenciés : les résidences Logifac, relevant d’une logique d’investissement privé et patrimonial, et les résidences Fac-Habitat, conventionnées et adossées à un bailleur social assurant une mission d’accueil et d’hébergement des étudiant·es. Malgré ces différences structurelles, les discussions ont souligné l’absence, à ce stade, de distinction notable dans la manière dont les projets liés au développement durable sont formulés et mis en œuvre dans les deux types de résidences.
La journée s’est organisée en deux temps complémentaires. La matinée a été consacrée à une séance d’idéation collective articulée autour de deux modules de travail participatif. Les participant·es ont été invité·es à réfléchir collectivement à ce que pourrait recouvrir l’engagement des résident·es en faveur de la transition écologique et solidaire au sein des résidences étudiantes, ainsi qu’au rôle que peuvent jouer les résidences dans l’émergence et l’accompagnement de ces dynamiques. À travers des temps de brainstorming et de mise en commun, les échanges ont permis d’entamer d’identifier différents leviers, freins, besoins et représentations associés à l’engagement étudiant, mais également d’interroger les conditions matérielles, sociales et organisationnelles susceptibles de favoriser des pratiques écologiques et solidaires en résidence. Ces discussions ont également constitué un premier espace de formulation et de mise à l’épreuve d’hypothèses de recherche autour des temporalités résidentielles, des profils des résident·es et des modalités possibles de mobilisation.

L’après-midi a réuni plusieurs interventions de chercheur·euses donnant lieu à des échanges permettant de mettre en perspective les réflexions issues des ateliers du matin à l’aune de différents travaux en sciences humaines et sociales :
Leïla Frouillou, sociologue et maîtresse de conférences à l’Université Paris Nanterre, laboratoire Cresppa-GTM
Alexis Alamel, maître de conférences en géographie à l’IEP de Rennes et enseignant sur le campus des transitions à Caen, laboratoire ARENES (UMR 6051)
Léa Billen, docteure en géographie sociale, membre associée du laboratoire LAVUE (UMR 7218), Université Paris Nanterre
Julie Gloannec, doctorante en sociologie à l’Université de Tours, laboratoire CITERES (UMR 7324)

